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Les masques de protection

Le masque de protection est un dispositif qui a été spécialement conçu pour limiter les risques de propagation d’agents nocifs pour la santé et/ou le bien-être de chacun. Il permet d’éviter l’inhalation de poussière, de gaz, de vapeur, de fumée ou encore de microbes et virus. C’est un équipement obligatoire dans certains environnements à risque comme les chantiers, les laboratoires sans oublier le milieu médical. Depuis la pandémie de SARS-Cov-2, le port d’un masque de protection s’étend au grand public. Il existe justement de nombreux types de masques qui diffèrent par leurs spécificités, la protection offerte et l’usage auquel ils sont destinés.

 

Le masque médical ou masque chirurgical

Présentation du dispositif

Le masque chirurgical protège l’entourage de celui qui le porte d’une éventuelle contamination à un agent infectieux. Ainsi, il ne protège pas particulièrement la personne qui le porte, mais ses interlocuteurs. En outre, son port permet de limiter les risques de contact direct entre les mains et la bouche.

Afin de minimiser les risques de propagation d’un virus, les personnes atteintes d’une maladie infectieuse doivent porter un masque chirurgical dès l’apparition des premiers symptômes. Il permet de filtrer les gouttelettes assez grosses émises lors des toux ou des éternuements, mais également des particules fines jusqu’à 5 microns.

Le personnel de soin dans les milieux hospitaliers se sert également d’un masque chirurgical pour éviter de contaminer le matériel, notamment lors d’interventions chirurgicales.

Le masque chirurgical est constitué de 2 couches de matière non tissée entre lesquelles 1 couche de matière filtrante vient se glisser. Des élastiques fixés derrière les oreilles servent à le maintenir en place sur le visage.

Un masque chirurgical doit répondre à la norme EN 14683 pour être homologué. Cette norme inclut divers critères, notamment l’efficacité de filtrage bactérien, la résistance du masque à la respiration, sa résistance aux éclaboussures et sa pureté microbiologique.

Le masque chirurgical est conçu pour un usage unique. Il faut le remplacer après une utilisation maximale de 4 heures ou s’il venait à être humidifié.

 

 

3 principaux types de masque chirurgical

Il existe 3 types de masques chirurgicaux, à savoir le masque de type 1, de type 2 et de type IIR.

Le masque chirurgical de type 1

Ce premier type de masque chirurgical possède une efficacité de filtration bactérienne de 95 %. Il est généralement destiné aux patients.

Le masque chirurgical de type 2

Ce second type de masque chirurgical est dédié au personnel de soin qui n’est pas exposé à des risques de projections. Il est également utilisé par les distributeurs de matériel médical et les prestataires de services dans le milieu de la santé. Il possède un indice d’efficacité de filtration bactérienne de 98 %.

Le masque chirurgical de type IIR

Ce dernier type de masque chirurgical est destiné au personnel de soin tel que les aides à domiciles, les sages-femmes, les pharmaciens et les ambulanciers : les risques de projection étant relativement élevés dans leur environnement de travail. Son indice d’efficacité de filtration bactérienne est la même que celle du type 2 (98 %), à la différence qu’il est résistant aux éventuelles projections et aux liquides.

Le masque respiratoire ou FFP

Description du dispositif

Le masque FFP ou « Filtering Facepiece Particles » est une catégorie de masque qui offre une protection supérieure par rapport au masque chirurgical. Il couvre le nez, la bouche et le menton et protège celui qui le porte contre l’inhalation de gouttelettes infectées ou de nanoparticules en suspension dans l’air.

Généralement, il prend la forme d’un demi-masque en forme de bec de canard, de coquille dure ou à plis. Hormis une utilisation par le personnel de santé, le masque FFP est également fréquemment utilisé dans les zones industrielles. Il protège efficacement les travailleurs contre l’inhalation de gaz, de poussière ou de fumée toxique.

Le masque FFP doit être conforme à la norme EN 149 pour être homologué et assurer une protection optimale. D’une manière générale, il ne doit pas être réemployé et son utilisation ne doit strictement pas dépasser les 8 heures.

Les masques FFP sont moins confortables à porter que les masques chirurgicaux. C’est la raison pour laquelle de nombreux modèles de ce dispositif sont équipés d’une valve respiratoire. Cette dernière permet au porteur de mieux respirer, surtout si son utilisation dépasse les 30 minutes.

3 principaux types de masques FFP

Il existe 3 différents types de masques de protection respiratoire FFP : le masque FFP1, FFP2 et le FFP3. Chacun se différencie par deux principaux indicateurs : le taux de filtration et le taux de fuite totale vers l’intérieur ou FTI. Ils sont tous les deux exprimés en pourcentage. Plus le taux de filtration est élevé, meilleure est la protection. Le FTI fonctionne à l’inverse.

Le masque FFP1

Le masque FFP1 est le moins filtrant des 3 types de masques FFP. Il possède un taux de filtration de 80 % et un taux de fuite totale vers l’intérieur de 22 %. Généralement, il se distingue par la couleur jaune de ses élastiques.

Le masque FFP1 est principalement utilisé pour se protéger de la poussière. Ainsi, les bricoleurs, les ouvriers sur les chantiers de construction et les travailleurs dans les mines s’en servent pour éviter d’inhaler diverses particules qui pourraient nuire à leur santé.

Le masque FFP2

Le masque FFP2 propose une protection efficace contre les virus. C’est la raison pour laquelle ce masque est utilisé par le personnel de soin en contact direct avec les personnes atteintes de maladies contagieuses. D’ailleurs, tous les professionnels de santé luttant contre le COVID-19 disposent de ce masque respiratoire.

Il possède un taux de filtration de 94 % et un taux de fuite totale vers l’intérieur de 8 %. Il est facilement reconnaissable par ses élastiques de couleur bleue ou blanche.

Grâce à son niveau de protection meilleure que celui du FFP1, le masque FFP2 est également utilisé, hors temps de crise sanitaire, dans divers domaines industriels tels que la fonderie, le bâtiment, l’industrie pharmaceutique, l’agriculture ou la fabrication de verre.

Le masque FFP3

Le masque FFP3 est le plus filtrant des 3 types de masques FFP. En effet, il possède un taux de filtration de 99 % et un taux de fuite totale vers l’intérieur de 2 %. Pour le distinguer facilement des autres types, ses élastiques sont de couleur rouge.

Ce type de masque protège des très fines particules en suspension dans l’air. Il peut être utilisé pour éviter d’inhaler de l’amiante ou de la silice. Néanmoins, il ne retient pas les gaz nocifs tels que le monoxyde de carbone ou l’oxyde d’azote.

Qu’en est-il des masques N95 et KN95 ?

En réalité, les masques de protection N95 et KN95 correspondent au masque FFP2. Le masque N95 est l’équivalent américain du FFP2 qui est européen, tandis que le masque KN95 est son équivalent chinois et sud coréen. Les caractéristiques de ces 3 masques (FFP2, N95, KN95) sont quasiment les mêmes. La seule différence réside dans les normes utilisées par les pays.

Le masque anti-projection ou masque en tissu

Description du dispositif

Le masque en tissu est un dispositif qui s’avère être moins efficace que les masques chirurgicaux et les FFP, mais il sert à compléter les gestes barrières et permet de respecter les règles de distanciation physique.

Ce type de masque est constitué de tissu et suit des règles de fabrication strictes imposées par l’Afnor. Ainsi, il permet de limiter la propagation de gouttelettes provenant du porteur et minimise les risques de contamination.

Le masque en tissu est le seul dispositif lavable et réutilisable parmi ceux cités jusqu’ici. De ce fait, son utilisation s’avère être économique sur le long terme.

Afin de différencier les masques en tissu homologués par les autorités compétentes de ceux qui ne l’ont pas été, des logos spécifiques sont inscrits sur ces dispositifs, notamment leur conformité, leur durée de vie, ainsi que le nombre de lavages autorisés. Généralement, un masque en tissu est lavable jusqu’à une vingtaine de fois et peut être utilisé au maximum pendant 4 heures.

3 principaux modèles de masques alternatifs en tissu

Il existe 3 types de masques alternatifs en tissu : ceux destinés au grand public, aux professionnels, et ceux dits « fait-maison ».

Les masques pour le grand public

Ce premier type de masque en tissu est destiné aux individus ayant des contacts occasionnels avec d’autres personnes au travail. Il s’agit, entre autres, des employés de bureau. Il filtre au moins 70 % des particules présentes dans l’air et dans les gouttelettes.

Les masques pour les professionnels

Ce type de masque en tissu désigne les professionnels qui exercent dans des milieux où ils sont amenés à être en contact permanent avec un grand nombre d’individus. Ce sont, généralement des caissiers des magasins et des restaurants, des agents de force de l’ordre, des banquiers… Ce masque possède une efficacité de filtration d’au moins 90 %.

Les masques faits-maison

Ce sont les masques que chacun est libre de fabriquer grâce à des tutoriels sur internet ou avec l’aide des amis. Ces masques ne respectent pas toujours les normes imposées par l’Afnor, et sont réservés à un usage strictement privé. Néanmoins, vous pouvez suivre des tutoriels et consignes mis en ligne par l’Afnor afin de créer des masques plus sécuritaires.

 

Le port du masque suffit-il à se protéger du COVID-19 ?

Dans le contexte de crise mondiale liée à la pandémie de SARS-CoV-2, le port du masque est recommandé, voire obligatoire pour limiter les risques de contraction du virus et de contamination. Toutefois, cette mesure n’est qu’un élément faisant partie d’un ensemble de dispositifs à suivre méticuleusement afin de minimiser au maximum les risques. Voici les mesures à prendre en compte en parallèle au port du masque :

  • Il faut respecter la règle de distanciation physique imposée. Elle consiste à se tenir à, au moins, 1 mètre de tout individu qui vous entoure et qui vous parle ou non. Elle est applicable aussi bien à la maison que dans les lieux de travail, dans les endroits publics et les transports en commun.
  • Vous devez vous laver les mains le plus fréquemment possible. Dès que vous trouvez un point d’eau et de savon, profitez-en pour vous laver les mains. Cela minimisera les risques de contact des mains « sales » avec les yeux, le nez ou la bouche.
  • Munissez-vous en permanence d’une solution de gel hydroalcoolique afin de nettoyer vos mains dans les transports en commun ou dans des endroits sans accès à l’eau et du savon.
  • Respectez la durée d’efficacité d’un masque. S’il doit être remplacé après que vous l’ayez porté durant 4 heures d’affilée, faites-le afin d’être protégé de manière optimale.

 

Comment bien utiliser son masque de protection ?

Quelques règles doivent être respectées pour un bon usage du masque de protection et pour s’assurer que celui-ci remplit bien sa mission. Voici alors quelques points importants à prendre en compte :

  • Vous devez avoir les mains parfaitement propres avant d’enfiler votre masque. Que vous les ayez nettoyées avec de l’eau et du savon ou du gel hydroalcoolique, l’important est d’éviter que vos mains ne contaminent votre masque avec d’éventuelles saletés accumulées dans votre environnement.
  • Afin que le masque puisse vous protéger de manière optimale, veillez à ce qu’il recouvre entièrement le nez et la bouche. Ce sont les principaux orifices où les virus sont les plus susceptibles d’entrer.
  • Pour ceux qui utilisent un masque FFP, il faut réaliser un contrôle d’étanchéité. Il consiste à recouvrir la surface filtrante du masque d’une feuille de plastique. Maintenez cette dernière en place avec vos mains. Inspirez et observez si le masque vient s’écraser légèrement sur votre visage. Si c’est le cas, c’est qu’il est parfaitement étanche. Sinon, vous devez le réajuster.
  • Lorsque vous manipulez le masque, il faut éviter de le toucher directement avec les mains. Servez-vous des élastiques pour effectuer des ajustements, si nécessaires.
  • Au moment du remplacement d’un masque usagé, lavez-vous immédiatement les mains avant de prendre un nouveau masque. Vous risquez de transmettre les germes infectieux au nouveau masque.
  • Dès que vous avez retiré votre masque pour diverses raisons (après avoir bu ou mangé), vous devez le remplacer par un neuf.
  • Si un masque n’a pas encore dépassé sa durée limite d’utilisation, mais qu’il est humidifié, il faut le remplacer par un nouveau.
  • Après avoir retiré un masque usagé, il faut le jeter immédiatement à la poubelle. Si vous n’en trouvez pas à proximité, gardez-le dans un petit contenant en plastique et mettez-le dans votre poche ou votre sac jusqu’à ce que vous trouviez une poubelle. Jetez le contenant en plastique avec le masque.

 

Quelques variantes des masques de protection

Les différentes catégories de masques de protection citées précédemment ne sont pas toujours adaptées à certaines conditions. D’autres alternatives ont alors été conçues. Voici 2 variantes les plus connues.

Le masque transparent

Ce dispositif a été conçu pour faciliter la communication avec les personnes qui souffrent d’un handicap cognitif. Par exemple, les enseignants de nombreuses écoles primaires accueillant des élèves malentendants en France ont reçu des masques transparents. L’objectif est de permettre aux enfants de crypter l’expression faciale et lire sur les lèvres des instituteurs tout en s’assurant que ces derniers respectent le port de masque.

La visière transparente

La visière est également un dispositif qui permet d’exposer l’intégralité du visage tout en assurant une protection contre les éventuelles contaminations. Elle recouvre l’intégralité du visage, notamment les yeux, et se montre efficace contre les gouttelettes émises par les interlocuteurs. Toutefois, son efficacité contre les particules fines dans l’air reste moins sûre, puisqu’elle est ouverte sous le menton.